mardi 1 février 2011

Les guides de bonnes pratiques

        Notre démarche doit être effectuée avec la connaissance du handicap et de ses besoins et enjeux. C’est pour cela qu’une première démarche consiste en la recherche et assimilation de documentations, telles que divers guides de bonnes pratiques et recueils de besoins.

         Pour ce qui est du handicap visuel, il existe différents de troubles qui amènent à des comportements différents. Les déficiences de la vision centrale demande un rapprochement du regard et un regard excentré, alors que l’atteinte de la vision périphérique demande un recule qui peut être important et une bonne luminosité. Le dernier cas ainsi que les cas de vision floue nécessite de l’aide aux déplacements. L’ouïe est un premier moyen de repérage. Les personnes présentant une déficience visuelle utilise les perceptions de sons ou bruit fixe et leurs échos pour jalonner les espaces, ainsi que les sons bruits mobiles pour repérer les sens de déplacements. C’est ainsi que les personnes en situation de handicap visuel peuvent effectuer des déplacements sur un axes de manière relativement naturelle. Il existe de nombreux guides et balises sonores permettant d’affiner le guidage. Il faut aussi savoir les personnes présentant un handicap visuel possède une perception de masses, ce qui leur permet dans un environnement calme de distinguer : murs, colonnes etc. Lorsqu’il y a un guidage à l’aide de canne, l’environnement doit être soumis à quelques contraintes. Tout obstacle ne doit pas s’élever à plus de 30 cm du sol, par exemple. Cependant, pour se guider dans une foule, se positionner dans une file d’attentes, traverser une grande place, les aides humaines ou animalières restent nécessaire.
Pour ce qui est du handicap moteur : il s’agit de la limitation des aptitudes physique. Dans certains cas, un chien d’aide peut accompagner la personne en situation de handicap, ce qui a pour rôle de leur épargner nombreux efforts de la vie quotidienne. Il peut autant déplacer des objets, qu’assister à son maître sur le plan psychologique. Il s’agit le plus souvent de Golden ou Labrador Retriever. L’accompagnement de personne handicapée moteur en fauteuil doit respecter un certain nombre de pratiques conseillées. Il est préférable de s’adresser directement à la personne. Une personne présentant un handicap moteur a besoin, au même titre que toute personne, d’autonomie. C’est pour cela qu’il faut l’autorisation de la personne pour la déplacer, toute aide doit être demandé et décrite par la personne, entre autre.
         Pour ce qui est des handicaps psychique : tout d’abord, il ne faut pas confondre psychique et mental. Une déficience mentale est une déficience intellectuelle, alors qu’un handicap psychique n’affecte pas directement les capacités intellectuelles. Il découle le plus souvent de pathologies psychiatriques ou de traumatismes crâniens. Il s’agit d’un handicap qui évolue dans le temps. Le comportement avec une personne présentant ce handicap doit être fortement adapté. Il est préférable de ne pas imposer une interprétation, contredire brutalement ou dénigrer les propos d’une personne présentant un handicap psychique, d’autant plus qu’il est possible que les dires cette personne ne soit pas en concordance avec ses réels besoins.
 
         Voici autant d’informations importantes que nous livre les guides pratiques et recueils de besoins réalisés par la CNPSAA, l’Unapei, l’UNCCAS, la CFPSAA etc. que nous avons rassemblés. Il s’agit d’une base de connaissances qui est essentiel si nous souhaitons organiser un évènementiel avec des personnes handicapées.
L’intégralité des documents rassemblés ce trouve à l’adresse suivante : http://www.mediafire.com/?erojw24iq01fgat.

vendredi 14 janvier 2011

Dossier sur les considération légale du Handicap

Depuis le 11 février 2005, la loi sur « l'égalité des chances des droits et la citoyenneté des personnes handicapées » impulse une nouvelle politique en faveur du handicap, touchant : les instances politiques, la voirie et espaces publics, les transports, les établissements recevant du Public, les lieux de travail et bien d'autres domaines encore. Cette loi apporte deux nouveautés, la prise en compte de tous les handicaps et un délai de 10 ans pour la mise en accessibilité. Les mises en œuvre de telles mesures sont plus que délicates. C'est un changement fondamental et sociétal qui oblige chaque concepteur, producteur de services, à prendre en compte l'accessibilité pour tous. C'est dans ce cadre que nous pouvons voir apparaître des décrets telle que l'obligation, pour un bon nombre de diplômes, de formation à l'accessibilité du cadre bâti.

Jacques Chirac avait fait de l'intégration des personnes handicapées l'un des trois gros objectifs de son quinquennat, annoncé en 2002.  Les véritables premières législations sur les handicap sont :
- Loi du 10 juillet 1987 : « Tout employeur du secteur privé et tout établissement public à caractère industriel et commercial occupant 20 salariés ou plus, à le devoir d’employer, dans une proportion de 6 % de son effectif salarié, des travailleurs handicapés ».
- Loi du 17 janvier 2002 (Modernisation sociale) : « La personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap quelles que soient l'origine et la nature de sa déficience, son âge ou son mode de vie [...] » ;
- Loi du 4 mars 2002 (droits des malades et à la qualité du système de santé) : « Toute personne handicapée a droit, quelle que soit la cause de sa déficience, à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale ».

La politique adoptée depuis plus de 5 ans a permis le renfort de l'accessibilité dans le domaine de la vie sociale, entre autre : l'emploi, l'éducation, les transports... De plus, les nouvelles réglementations incluent tous les types de handicaps, notamment, les handicaps visuels, auditifs et mentaux. L'intégration et l'égalité des chances soulèvent deux problématiques :
-          Technique : l'accessibilité du cadre bâti ainsi que l’accessibilité technologique ;
-          Moral : la sensibilisation.
Il faut noter que l'intégration est d'un intérêt capital, d'après l'importance des chiffres que révèle l'étude suivante :

Étude démographique de l'INSEE - http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip742.pdf

Les mesures de la nouvelle politique avait 10 ans pour être mise en place, soit plus que quatre ans à compter d'aujourd'hui. Voici un récapitulatif des échéances de la loi du 11 février 2005 : ici. Cette loi commence par apporter une définition légale du handicap :

  «  Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou trouble de santé invalidant », Article 2.



Il est vrai que les mesures misent en place depuis 2005 constituent potentiellement une voie vers l’égalité des chances. Cependant trois problèmes constituent des freins à la mise en œuvre de ces orientations. D'une part la sensibilisation tout public n'évolue que lentement et nombre de personnes ignorent encore les obligations. La prise de conscience de l'importance d'une société construite pour tous est bien dans les discours généraux, et cela constitue une avancée certaine, mais la difficulté réside à faire passer ceci dans tous les esprits, en particuliers ceux des décideurs locaux (maires, élus territoriaux). L'intégration sociale passe par un traitement global des espaces et des transports. Ces traitements sont pour autant utiles pour tous, et pour les perspectives de vieillissement des populations (en 2050, 26.2% de la population aura plus de 60 ans).
Une autre difficulté a trait également à la complexité des textes. En effet l'architecture de la loi 2005-102, de ses décrets et ses arrêtés est difficile à comprendre et à décrypter. Puis, si certains textes expriment des contraintes en matière de génie civil, par exemple, très spécifiés, d'autres donnent des objectifs sans spécification, avec plusieurs interprétations possibles, ce qui peut laisser les maîtres d'ouvrage dans une certaine perplexité.
Enfin les coûts associés à des mises en accessibilité, en prenant exemple sur les petits commerces, sont difficilement supportables. C'est aussi le cas de toutes les infrastructures d'état ou des collectivités devant prendre en compte dans leur budget public des coûts très importants.
A mi-parcours de la loi, il y a une interrogation certaine sur la tenue de l'échéance 2015.

Organisation de notre première année

jeudi 13 janvier 2011

Présentation du Projet


Nous sommes trois élèves en 2ème année de l'école Supérieure d’Informatique, Electronique, Automatique (ESIEA) et nous avons débuté un projet de formation humaine en deux ans.
Alors que la loi sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées est à mi-parcours, beaucoup de travail reste à faire, et en particulier un travail de sensibilisation et de compréhension des besoins des personnes handicapées. Notre ambition est donc de favoriser les échanges entre personnes valides et personnes en situation de handicap, dans le double objectif :
-         De sensibiliser les étudiants au handicap et, en particulier au traitement de l’accessibilité dans les divers projets qu’ils devront conduire au cours de leur vie professionnelle.
-          De promouvoir les différentes réalisations en matière d’accessibilité, notamment au travers des potentialités offertes par les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.
Au-delà de ces objectifs notre projet a la volonté d’inscrire des valeurs de solidarité et de non discrimination, au profit de l’image de l’école.
L’idée centrale est de réaliser une série d’évènementiels axée autour de :
-          Rencontres sportives handi-valides (foot, basket, badminton ou autres),
-          La promotion des NTIC (Technologies de l’Information et de la Communication)  et de leurs enjeux inclusifs pour les personnes handicapées (organisation de conférences par exemple).